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 ▬ The book and the dunce cap ;; Masaki

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     Kuroshi Sakuya ;;
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MessageSujet: ▬ The book and the dunce cap ;; Masaki   Lun 16 Mai - 19:20

The book and the dunce cap

Sakuya, ou l'art de se mettre dans le pétrin. Quoique qu'à choisir, le pire était le côté volontaire de la chose, pour changer un peu du quotidien. Rassurez-nous, elle n'avait quand même pas oublié la torture de ses années de lycée ? Sans exagération aucune, elle avait connu des années calmes, sans vagues, l'élève modèle au sourire avenant qui récoltait les bonnes notes à force d'acharnement. Celle sur qui les responsabilités de la classe avaient tendance à tomber malencontreusement. Autant dire que ses camarades avaient, par exemple, le don de toujours avoir quelque chose à faire dès que la cloche sonnait, ce qui la réduisait à essuyer le tableau, replacer les chaises, nettoyer la salle seule. Enfin presque, Amane étant malgré tout souvent présente à ses côtés, mais ce n'était qu'une question de pitié, elle n'était à l'époque rien de plus que la petite chose qu'il fallait protéger contre sa propre incapacité à dire non. Depuis ? Rien n'avait changé. La seule différence, c'est qu'elle pouvait bosser de chez elle, ce qui réduisait les risques de se faire avoir par quelque collègue frauduleux passant dans le coin. Et si on en revenait aux points négatifs ? Appuyée contre un mur délabré, véritable petit rayon de soleil à des kilomètres à la ronde, la brune profita de sa solitaire pour pousser un profond soupir. Oui, elle se rappelait parfaitement de la seule tache de son dossier, une triste erreur de parcours qui lui avait valu de jouer les titulaires auprès d'un de ses ainés. Tu t'étais pas proposée là aussi, par hasard ? Si, il y avait de ça. Mais c'était avant. Avant de comprendre cette foutue histoire de regard noir par-dessous un livre. Ou par-dessus une couette, dans son cas. Une véritable bataille rien que pour le faire sortir de son lit à l'époque ! Et encore, ça c'est quand elle ne finissait pas par abandonner en s'affalant sur le bord de son lit pour lui réciter un énième cours ennuyeux. Non parce que, il fallait le noter, elle n'avait pas abandonné. Toute l'année, qu'elle avait tenu, sans jamais se permettre un jour de repos ni même un seul retard. Et puis tu l'as regardé s'éloigner de toi, sans un merci, sans un au revoir... A moitié faux seulement. C'était évident, qu'elle l'avait regardé partir. Avec deux ans de plus qu'elle, c'était encore heureux que ce bougre d'idiot ait terminé le lycée et soit parti !

Seulement voilà, il y a des choses qui sont plus faciles à dire qu'à faire. « Tu l'aimes bien. » Oh, elle se souvenait parfaitement de cette conversation ! Enfin, plutôt du monologue que lui avait servi Amane à l'époque, bourré d'affirmation, sans une once de questionnement. « Tu devrais lui dire, avant qu'il embarque définitivement pour le septième ciel avec une autre. » Oui, mais non. Certes, elle l'aimait bien. Mais pas comme ça. Avec lui, c'était... Bizarre. Voilà, c'était le mot. Ce n'était qu'un cancre profiteur et pervers et, déjà à l'époque, un machiste fini. Du coup, elle ne le lui avait pas dit. Puis allez essayer de garder votre honneur féminin en avouant une faiblesse puérile d'adolescente. Pourtant t'as plus l'air d'être une adolescente, là... Ça faisait quoi ? Quatre ? Cinq, six ? Une main dans les cheveux, l'autre occupée à calculer sur ses doigts, Hoshi se mordilla la lèvre inférieure avec appréhension. La raison pour laquelle elle avait téléphoné à la famille Ando lui échappait complètement. Et celle qui lui avait fait garder le numéro de la demeure familiale ? Mieux valait ne pas y penser. En tout cas, elle l'avait fait. En hésitant, en bégayant, même pas sûre d'avoir une réponse, mais on avait décroché et répondu poliment. Au bout de la deuxième minute à rougir pitoyablement à l'autre bout du combiné, on avait même réussi à remettre un visage sur son nom. Un miracle ! D'un autre côté, ce n'était pas comme si ils ne l'avaient pas assez vue à l'époque. Et si lui ne se souvenait pas aussi bien ? A tous les coups, tu vas t'enfuir avant même de le voir. Non, c'était définitif, elle n'avait jamais été capable de poser ne serait-ce qu'un seul mot sur la relation qu'ils avaient. La seule certitude, c'est que ça ne ressemblait pas aux couples ( En tout bien tout honneur, entre amis ) qu'elle avait put voir tout au long de sa vie. Parfois il lui semblait mignon, d'autres fois... La majorité du temps, en fait, il lui faisait un peu peur. A se demander pourquoi elle était restée malgré ses rejets des premiers jours, et pourquoi elle attendait, Seigneur ! Plantée là comme une idiote, à jouer tour à tour avec ses cheveux, sa montre, ses boucles d'oreilles, à jouer aux grandes filles en croisant et décroisant les jambes contre son mur blanc cassé.

« Tu l'aimes bien. » Et cette foutue phrase qui tournait comme une rengaine dans sa tête, à la rendre folle ! Non, elle ne l'aimait pas bien. Elle ne l'aimait pas du tout. D'ailleurs il avait bien failli égratigner la couche de politesse de Sakuya en ce temps d'innocence. Presque. Il n'empêche que pour vouloir le revoir après autant de temps, il faut le vouloir. Même pas vrai d'abord, c'était juste pour s'assurer qu'il allait bien. Qu'elle avait été utile, peut-être, mais rien n'était moins sûre puisqu'elle poireautait devant l'entrée de Primatech qui, aux dernières nouvelles, n'avait pas changé de domaine : Le papier. Elle le savait, son éditrice lui avait déjà vaguement parlé d'eux et de l'état misérable dans lequel elle avait reçu ses feuilles. Pour sa part, elle s'en fichait. Tant qu'on pouvait écrire des mots sur le papier, c'est qu'il était bon. Vas-y, maintenant : Fais-nous le coup du 'Oh, j'avais oublié mais j'ai du travail !' Justement, c'était pas tout à fait faux. Le chapitre, la psychologie des personnages à bosser, tout ça... Excellente idée. Meilleure que celle qui la faisait rester là en pleine fin d'après-midi dans l'espoir de voir quelqu'un pointer le bout de son nez. A peine si ils étaient plus que des inconnus ! « Masaki-sempai... » Oups, réflexe. Mais il était là, en train de sortir tranquillement, à quelques mètres seulement. Elle manqua presque un battement cœur en se redressant, essuyant ses mains moites sur l'arrière de son jean. Les coïncidences font bien les choses dans le coin. En fait, il n'avait pas changé. Bon, elle non plus si on mettait de côté les formes, mais c'était un détail. Le pokémon était toujours en stade évolutif, paraît-il. Et elle, comme autrefois, le regardait bêtement partir, l'air de se demander ce qu'elle fichait là. Les choses vont pas se faire toutes seules, tu sais. Allez, sonne le clairon ! « Attends... Je... » Un pas, puis un autre. C'était pas ça qui allait le pousser à se retourner, par contre. « Masaki-sempai, attends... » Et en plus il fallait qu'elle trébuche une seconde fois sur sa politesse. « Attendez-moi ! » Il suffisait de demander.


Dernière édition par Kuroshi Sakuya le Mar 17 Mai - 13:49, édité 1 fois
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     Ando Masaki ;;
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MessageSujet: Re: ▬ The book and the dunce cap ;; Masaki   Lun 16 Mai - 21:30

Les gens passent vraiment leur temps à se plaindre, non mais sincèrement, c’est quoi votre problème ? Trop loin ? Trop de travail ? Collègues désagréables ? Boulot ennuyeux ? Non mais sincèrement vous passez votre temps à râler mais que devrais-je dire, moi qui passe mes journées accompagnée du plus gros boulet qui soit, alias Momoko, ma coéquipière. Mais vous savez quoi ? Je ne me plains même pas et vous savez pourquoi ? Parce que je suis trop cool ! Pour ceux qui en doutent, retournez donc lire ma biographie, c’est expliqué en trois points : Thèse, antithèse et bien sûr….Foutaise.

Alors voila, la journée se terminait tranquillement et j’allais enfin pouvoir respirer et vivre en toute liberté grâce à mon super déodorant Narta anti transpirant. Ben oui, ce n’est pas de ma faute si au Japon leur slogan c’est « I am free now » ! Oui, c’est en anglais et alors ? Vous ne saviez pas qu’on était super bon en langue ? Non je déconne, on est des buses mais au moins, ça on sait le dire ! Oui, comme vous avec « to be free » sauf que vous, vous l’orthographiez 2be3… Boulets. Alors voila, j’allais sortir du boulot et je fais une fois encore pleins de hors sujet. Je vais encore faire flipper mon partenaire de rp mais faut pas le dire. Bon le narrateur, t’es gentil ? Tu peux la fermer, histoire que l’on parle uniquement de moi ? Merci !

Alors voila, comme je l’ai déjà dit deux fois, j’allais sortir du bureau en longeant les murs, de un parce que c’est super utile pour éviter votre patron mais surtout votre coéquipière qui pourrait me proposer par exemple… De me faire à manger. Alors, comme j’ai envie d’être là demain et qu’en plus je ne suis pas encore un Alien qui aime sa nourriture carbonisé, je préfère m’esquiver lâchement. Voila, on y arrive, plus que trente mètres, vingt mètres…Dix…..cinq….Sortie ! Yeah ! Encore une victoire pour Canard ! Alors voila, j’étais tout content comme un gosse qui vient d’avoir son Happy Meal que je me stoppa net en attendant une jeune femme qui semblait derrière moi, prononcer mon nom. Enfin, c’était assez étrange vu qu’elle me surnommait… Sempaï et qu’en plus elle m’appelait par mon prénom, chose super malpolie au Japon.

Mon dieu ! Je sais ! Ça doit être la petite sœur de Momoko. Oui, je ne sais pas si elle en a une, mais on ne sait jamais. Puis, vu le gène de la bêtise qui circulent dans leur sang, je dois à tout prix l’éviter. Alors surtout, il ne faut pas que je me retourne sinon je serai piégé. Ignorons-la, c’est la meilleure chose à faire. Avec de la chance, elle abandonnera et elle rentrera tranquillement chez elle. Malheureusement, la demoiselle était sur le chemin de ma voiture, il allait donc me falloir utiliser toute ma matière grise pour trouver une super stratégie comme dans le film « Les trois Royaumes » et ainsi terrasser la bête qui me faisait….pas face.

Bon alors, faut se motiver, vite une chanson entrainante. Non pas Eyes of The Tiger! Ah oui, je sais, le générique de Dragon Ball ! Bernard Minet !! Quoi? Oui, c’est bon je sais que cette série a plus de vingt ans mais j’aime les jolies histoires, au moins elles sont logiques…. Pas comme ma coéquipière. Alors voila, je ne parle pas chinois mais j’ai le cœur de Tang Frère qui raisonnent dans mes veines. Oui, je sais c’est un supermarché, mais c’est pareil. D'ailleurs c'est quoi le rapport entre la Chine et Dragon Ball? Rien? Ah si... Krilin il a une tête de moine Shaolin.

Enfin bref, la voila qui m’appelle une nouvelle fois… Enfin pire, elle me demande l’attendre… ce que évidemment… je ne fais pas. Ni vu ni connu, je t’embrouille et je disparais comme Fantomas. Bravo Narrateur, t’as pas plus ancien ? Je ne sais pas, cite Narnia, Harry Potter ou Pirate des Caraïbes…Pense aux plus jeunes… Gros Has Been… Donc vala, je me carapate quoi ! C’est alors que je perdis tout envie de me battre lorsque j’arrivai… devant l’autoroute… Elles sont à combien les chances de survie ? 15 secondes ? Bon ben…Affrontons le démon qui… N’en ai pas un ?

Je la regardai assez surpris. Ce visage me disait vaguement quelque chose. Enfin lorsque je me détachai de sa mignonne petite bouille je louchai quelques instants sur ses…Pamplemousses. Woaw ! Elle est vraiment japonaise cette fille ? Vachement mignonne en tout cas. Tu ne veux pas te retourner pour que je regarde le derrière aussi ? Non ? Bon ! Ce sera pour plus tard. Mais attendez !!!! Cette fille ! Je la connais ! C’est la première de la classe ! La fille naïve qui ne sait pas dire non ! L’immonde casse pied qu’on m’avait refilé au Lycée. Mais oui ! C’est elle. Alors que mes yeux s’écarquillèrent ce qui me fit ressembler à un poisson… Je murmurais, abasourdit.

« Sakuya ? C’est vraiment toi ? T’as…Changé ! »

Dis-je en regardant sa poitrine une fois de plus. Ben quoi ? Au moins j’argumente mon propos non ? En tous les cas, je me demandai bien ce qu’elle faisait là. Vu le coin pommé dans lequel se trouve Primatech, elle n’est pas là par hasard. Si c’est le cas alors ça veut dire que… Elle est venue pour moi ? Après toutes ces années ? Mais pourquoi donc ??? Qu’est ce qu’elle veut ? Je la regardai en fronçant les sourcilles.

« Tu fais quoi ici ? Laisses moi deviner, je t’ai fait une promesse la dernière fois alors que j’étais complètement saoul, comme quoi, on se marierait dans quatre ans ? Non parce que si c’est le cas… J’accepte ! »

Dis-je le visage toujours concentré sur ses pamplemousses. Oui je sais, loucher sur une poitrine au lieu de regarder dans les yeux quelqu’un lorsqu’on lui parle ce n’est pas très poli mais excusez moi…Elle est trop belle cette fille ! Mince, pourquoi je n’étais pas plus cool à l’école avec elle… Quoique le côté mystérieux ça leur plait quand elles sont jeunes. Et pourquoi j’ai parlé de mariage moi ? Ah c’est l’effet Tropicana….Dur ! Maintenant que j’ai dit ça, elle va être marrante la discussion tien…
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     Kuroshi Sakuya ;;
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MessageSujet: Re: ▬ The book and the dunce cap ;; Masaki   Mar 17 Mai - 8:59

... Ou pas. En fait, le pire scénario était en train de se dérouler, là, devant ses yeux. Elle avait beau trottiner, il semblait faire des pas de géant pour mieux lui échapper. Si on lui avait dit un jour que ça arriverait, elle en serait restée au stade de celle qui le regarde partir sans dire un mot. Non parce que, franchement, ça avait été moins humiliant au lycée. Heureusement qu'il n'y avait pas grand monde aux alentours, sinon elle se serait prit la honte de sa vie. C'est pas comme si c'était la première fois. En général, le regard de chien battu faisait des merveilles. Un soupçon d'air désespéré, celui qu'elle avait justement laissé transparaître dans sa voix, et le tour était joué. Enfin ça, c'est le côté théorique dont lui avait parlé une amie bien intentionnée. Si il ne s'arrêtait pas genre tout de suite, il allait réussir à la semer. Sakuya n'allait quand même pas lui courir derrière comme un petit animal en manque d'affection, hein ? A voir. En un instant, tout fut terminé. Plus de marche, tellement plus que lorsqu'il se retourna pour enfin poser les yeux sur elle, elle manqua de peu de se cogner contre lui. Faut comprendre qu'à force de regarder le sol pour être sûre de ne pas tomber, ça ne pouvait qu'arriver. Du coup, elle se recula d'un pas. Puis de deux, pour faire bonne mesure. A un cheveux prêt, son front était contre son torse. Décidément, les entrées en matière, ça a avait toujours été son fort. Au fait, pourquoi il a décidé de s'arrêter ? Histoire d'appuyer son air interloqué ( Faut dire qu'il marchait comme quelqu'un qui avait le feu aux fesses il y a quelques secondes ), la belle se pencha de côté pour porter son regard au-delà de la silhouette de son ancien camarade, laissant ses longs cheveux lâchés cascader sur son épaule. Une route. Peuplée, mine de rien. On appelle ça une autoroute chérie, ou un nid à accidents. En résumé, mieux valait toi que la mort. C'est en redressant la tête qu'elle attrapa au vol l'expression ahurie de Masaki. S'en était presque drôle, à tel point qu'elle se demanda pendant un instant si elle ne devait pas agiter la main sous son nez, quelque chose du genre. Lui faire reprendre conscience du fait qu'elle était toujours là.

« Sakuya ? C’est vraiment toi ? T’as… Changé ! » Non, c'est le pape. Ah, retour à la vie. En beauté qui plus est, il se souvenait même de son prénom. De là à dire qu'elle lui autorisait à l'utiliser, c'était une autre question, mais il ne s'était jamais soucié de son avis, même à l'époque. Il a du goût. Par réflexe, la brune croisa les bras, le temps de foudroyer le japonais du regard. Tu parles de bon goût, même son caractère n'avait pas changé et son admiration entrait dans le domaine du malsain ! « J-Je peux pas en dire autant de vous, Sempaï... » Avec plus de conviction, je suis sûre que ça aurait put être mordant. Seulement voilà, c'était précisément la raison pour laquelle elle rougissait à vue d'œil. Parce qu'il n'avait pas changé. Son regard était toujours aussi sombre et coquin, son sourire moqueur, ses lèvres, ses muscles, ses... Aw ! Hoshi secoua la tête. Ah oui, quand même. Bref, il était exactement comme dans son souvenir, hormis les quelques centimètres qu'il avait prit à la longue, et sa silhouette étoffée par son passage à l'armée. Tiens, ça te rappelle pas la raison de ta venue, par hasard ? « Tu fais quoi ici ? Laisse-moi deviner, je t’ai fait une promesse la dernière fois alors que j’étais complètement saoul, comme quoi on se marierait dans quatre ans ? Non parce que si c’est le cas… J’accepte ! » Prenez un poisson. Mettez-le hors de l'eau. Attendez quatre ou cinq heures, faites chauffer le tout à feu doux, et vous aurez exactement le visage de l'écrivain sous les yeux. Les pivoines n'avaient rien à lui envier, les soucoupes non plus. Quant à ce qu'elle fichait là, la phrase de Masaki en avait complètement annihilé l'idée. Le must, c'est qu'il continuait à la dévisager à mi-hauteur, ce qui ne la motivait que plus à tenter de protéger ses... Ce qu'il matait si ouvertement. Rassure-moi, c'est quand même pas sa nouvelle méthode de drague ? Pour le principe de mettre le plus de distance entre elle et lui ( Des fois qu'il mordrait ), la jeune femme fit un nouveau pas en arrière tout en serrant plus fermement ses bras contre son corps. Maigre protection si tu veux mon avis. C'était le sien aussi, mais c'est pas comme si elle avait les moyens de faire mieux. En outre, Masaki avait toujours eut cet horrible regard qui, au choix, vous déshabillait totalement en passant outre toutes les barrières ou vous foudroyait sur place. Inutile de préciser la sensation du moment. En plus, bizarrement, elle ne se souvenait pas d'avoir été fiancée. Même pas pour de faux avec un bonbon en guise de bague du temps de la maternelle. Même pas dans ses rêves les plus fous. Il n'y avait pas d'hommes dedans, de toute façon. Mensonge !

« M-Mê-Même main-maintenant tu donnes encore les mauvaises réponses ! Baka ! » Plus de vouvoiement ? Une insulte de cours de récréation ? Ça lui donnait un air plus mignon que réellement outré, mais passons. Ça non plus, ça n'avait jamais marché, sauf pour le faire rire. Dans un réflexe toujours aussi puéril, la demoiselle fit courir une main dans ses cheveux afin de faire retomber au maximum sa frange sur son visage; A défaut, il croirait peut-être que la couleur de ses joues venait de l'ombre. Au mieux, il s'en fichait, aussi. Tout ce qui comptait, c'était de reprendre contenance. « J'ai, euh... Téléphoné à tes parents. » On respire, doucement. Sans se brusquer. Le monde ne va pas s'effondrer entre deux battements de cœur. « C'est eux qui m'ont dit que tu bossais ici. D'ailleurs, qu'est-ce que tu fais ici ? Je croyais que t'étais toujours à l'armée. » Un coup d'œil en arrière vers le PRIMATECH PAPER écrit en capitale appuya ses propos, laissant amplement le temps à Masaki de trouver une réponse plausible à ce changement d'orientation. Ceci dit, Sakuya n'était absolument pas méfiante, juste surprise. Et occupée à détourner l'attention de ce qui l'avait amenée à vouloir le revoir, aussi, même si la tentative était franchement moins discrète que prévue. « Et... Et arrête de pa... De parler de mari-ma-mari... Arg... Arrête de parler de ça aussi facilement. » Parce que t'en es toujours là ?! Avouez quand même que c'était déconcertant. Troublant, même. A ce rythme, il se retrouverait marié sans même s'en rendre compte, en bon idiot qu'il était. Tu sais très bien que c'est pas son genre, ma pauvre. Arrête de rêver. Mais tuez cette conscience !
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