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 Quand le flic s'incruste chez la jolie demoiselle | pv Hasegawa Jin

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     Horikita Kotaro ;;
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MessageSujet: Quand le flic s'incruste chez la jolie demoiselle | pv Hasegawa Jin   Lun 25 Avr - 11:56

Kotaro avait une folle envie de crier victoire. Mais bon, au milieu de son bureau, se mettre à brailler comme un bambin qui n’a pas eu son biberon, ça aurait été vraiment mal vu, surtout que son supérieur l’avait déjà dans le collimateur. Bah ouais, on n’allait pas non plus lui donner une médaille parce qu’il martyrisait les malfrats qu’il attrapait, si ? Ok ils étaient mauvais, mais c’était au juge de décider de leur peine, et non à lui de les secouer comme un prunier pour les faire parler. Mais Kotaro avait tendance à suivre cette petite phrase qu’était « chacun sa méthode » et lui bah … c’était la méthode bourrin.
Mais vous vous demandez sans doute pourquoi le jeune flic –pas si jeune après tout, quoique trente-cinq c’est une bonne moyenne, même si on ne va pas discuter de ça des heures durant- voulait s’époumoner au milieu de son bureau, non ? En fait, il venait de contribuer à l’arrestation d’un escroc de première, qui avait frappé il y a douze ans, alors que Kotaro venait à peine de commencer ses affaires sérieuses. A l’époque, on lui avait confié l’enquête sur ce type qui avait escroqué un directeur d’entreprise et l’avait conduit au suicide. Mais ils avaient manqué de preuves et n’avaient pas pu le coincer. Kotaro se souvint que ce jour-là, ou on a fini par lui annoncer que l’enquête était bouclée, il était hors de lui. Pour lui, laisser un escroc en liberté sous prétexte qu’aux yeux de la justice, on manquait de preuves, le mettait dans une colère noire.
Et finalement, douze ans plus tard, le malfrat que Kotaro continuait d’épier en douce avait été pris en flagrant délit et le policier avait été félicité par son supérieur –chose rare, nous nous doutons bien- pour avoir arrêté ce type dont le dossier avait été classé.

Voilà pour l’histoire. En tout cas, suite à son arrestation à succès, Kotaro avait été tellement content qu’il était allé boire un café avec son nouveau collègue Matsuda Kazuki. C’était un rigolo, celui-là, il mettait de l’ambiance dans l’équipe depuis son arrivée. Il fallait dire que l’ambiance justement n’était pas au beau fixe depuis que les meurtres en série d’un certain Cerberus avaient commencé à Tôkyô. Son chef d’équipe et meilleur ami Nobuo semblait perturbé par cette affaire et ça le rendait vraiment nerveux. Il était toujours à cran, difficile de lui parler. Alors Kotaro n’allait pas non plus en rajouter une couche avec ses aveux concernant sa faculté à voler dans les cieux, le pauvre il ferait une attaque sinon.
Il s’était donc tourné vers le clown du service et ils avaient passé un bon moment à détendre l’atmosphère et à fêter l’arrestation de l’escroc. Kotaro était plus détendu que d’habitude, et ça lui changeait un peu. Il fallait avouer qu’en ce moment il cumulait le stress, entre cette histoire de meurtres en série, les réprimandes du supérieur et aussi le retour de son ex-femme et de son fils à Tôkyô, sans parler de l’apparition récente de son don, qui l’avait rendu sacrément nerveux.


« Ah, faut que je prévienne Hasegawa-san. »


Allez savoir pourquoi il s’était soudainement souvenu de cette fille. En fait, en se replongeant dans le dossier du fameux escroc maintenant sous les verrous, il était retombé sur cette histoire d’associés. En effet le malfrat avait escroqué son propre associé, Hasegawa, qui venait tout juste de monter son entreprise. Et dans ses souvenirs, ce dernier, qui s’était suicidé, avait laissé derrière lui sa fille qui n’avait même pas quinze ans à l’époque.
Sous le regard étonné de Kazuki, Kotaro retourna à son bureau en vitesse, et se mit à chercher les coordonnées de la jeune fille sur son ordinateur. C’était assez facile de trouver une adresse quand on était flic, vu que tout le monde était plus ou moins fiché. Et puis il lui avait suffi de lancer une recherche à partir de ce Hasegawa défunt.

Le flic nota furtivement l’adresse sur un papier volant, attrapa sa veste en cuir et fila, faisant signe à Kazuki qui l’avait finalement suivi qu’il prévienne Nobuo de son absence.
Il sortit du commissariat et rejoignit sa voiture garée un peu plus loin. Il s’engouffra à l’intérieur, régla son rétroviseur et attacha sa ceinture. Premier réflexe, il alluma la radio et mit le son assez fort, pour se détendre. Il colla le post it avec l’adresse de la jeune femme sur son tableau de bord et démarra.
Il n’eut pas à tourner longtemps dans les rues de la capitale, et finit par dénicher l’endroit.
Il sortit de son véhicule une fois qu’il l’eut garé et se dirigea vers l’immeuble en question. Il avait l’air d’avoir beaucoup d’étages, et elle habitait au second.
Kotaro pénétra dans le hall et en bon sportif refusa d’utiliser l’ascenseur et se dirigea vers les escaliers. Il grimpa les marches quatre à quatre et arriva bientôt devant la porte d’entrée de l’appartement d’Hasegawa-san.
Soupirant, il frappa à la porte et annonça :

« Police, veuillez ouvrir s’il vous plaît. »

Kotaro n’avait jamais rencontré la jeune femme, ainsi il avait préféré rester dans la peau du flic au cas où elle n’ouvre pas aux inconnus. De toute façon, ça l’aurait avancée à quoi s’il avait dit « Bonjour, je suis Horikita Kotaro, j’ai une nouvelle à vous annoncer ! » ? Rien du tout je pense, alors autant se servir utilement de son badge. Et puis, c’était dans le cadre de l’enquête qu’il venait informer la demoiselle que l’escroc qui avait attaqué son père était enfin sous les verrous ! Elle ne le savait pas encore car la nouvelle était toute fraîche et les médias n’étaient pas encore passés par là.
En attendant qu’elle ouvre, le policier se saisit de son badge histoire de se justifier si elle ne le croyait pas. Il n’avait plus qu’à patienter tranquillement.

Hj – bon, je suis trop nulle pour les débuts de rp, tu m’en verras désolée >o< Je ferai sans doute mieux après !
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     Miharu Erina ;;
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MessageSujet: Re: Quand le flic s'incruste chez la jolie demoiselle | pv Hasegawa Jin   Lun 25 Avr - 18:12

    La journée avait pourtant si bien commencé. Si elle s'était ennuyée depuis son dernier job, la chance avait enfin semblé lui sourire aujourd'hui quand elle avait trouvé de quoi s'occuper pour les prochains jours. N'étant pas du genre escroc à se tourner les pousses, Hasegawa Jin était plus qu'investie dans ce qu'elle considérait comme un métier. Alors quand elle avait vu que les cas ne semblaient pas affluer depuis son dernier boulot, elle s'était sentie frustrée et avait même maudit les escrocs de se tenir à carreaux. Oui, les temps étaient durs pour les escrocs d'escrocs. Question de solidarité, on repasserait.
    C'est ce qu'elle avait pensé jusqu'à ouvrir son journal ce matin pour tomber sur un article qui avait retenu toute son attention. Tellement qu'elle avait bien rapidement oublier son café pour se diriger vers sa chambre et s'étaler sur son lit. Parcourant rapidement les lignes, elle l'avait relu une seconde fois avant de se pencher pour ramasser un ciseau qui traînait sur le sol. Découpant l'article pour foutre le reste du journal à la poubelle, elle avait quitté le confort de sa chambre pour se rendre dans son dressing. Curieux de la voir aller derrière ses nombreuses fringues. On faisait comme on pouvait quand on avait des secrets. Le sien se dissimulait derrière ses fringues, derrière une porte aux couleurs du mur qu'on ne distinguait que lorsqu'on connaissait sa présence. Il fallait déjà aller fouiller dans ses fringues pour ça. Une chance qu'elle ait pensé aux pervers de ce monde en rangeant sa lingerie ailleurs.

    S'installant à son bureau, elle avait ouvert un nouveau livre dans lequel elle avait collé l'article. Selon les faits, une vieille dame avait rapporté à la police qu'un homme était passé toute la semaine dans leurs quartiers pour leur vendre divers appareils hors de prix. Les plus naïfs étaient bien évidemment tombés dans le panneau et le type avait disparu du jour au lendemain après leur avoir redonné de la sous marque qui ne marchait même pas.
    Oui, pas très passionnant comparé à d'autres affaires. Mais elle était prête à se contenter de ça aujourd'hui. Fallait bien s'occuper, et un jour de plus sans rien faire aurait raison d'elle.
    Quittant sa chaise pour s'installer carrément sur le bureau, elle avait semblé pensive pendant plusieurs minutes. Elle pourrait faire un saut au commissariat aujourd'hui... ou directement rendre visite à cette vieille dame pour avoir un début de profil.
    Qui jouerait-elle en fonction de ça ? Une jeune fille innocente qui voulait installer sa grand mère dans le coin ? Ou irait-elle se servir dans la garde robe plus provocante. Tout dépendrait de ce qu'elle apprendrait et...

    « Police, veuillez ouvrir s’il vous plaît. »

    Eeh ? Sursautant, la demoiselle en avait lâché le livre qu'elle tenait dans ses mains. Celui-ci retombant sur le parquet, Jin n'y avait pas réellement prêté attention, trop focalisé sur ce qu'elle venait d'entendre.
    Police ? Nande police ?
    Descendant de sa table, Jin avait finit par quitter sa penderie dont elle avait fermé la porte avant de se retrouver dans son salon.
    C'était la fin ? On l'avait grillé ? Elle avait pourtant été prudente, à moins qu'une erreur lui ait échappé. Et maintenant, elle devrait répondre de ses actes.
    Pas de stress inutile Jin, le seul moyen de le savoir est d'ouvrir à la police.
    Et si elle était fichue ? Hors de question pour elle de terminer en prison parce qu'elle a aidé des gens à sa manière.
    Garder son calme, c'était ce qu'il y avait de mieux dans ce genre de situation. Attendre trop éveiller les soupçons, penser que vivre au rez-de-chaussé aurait été mieux n'aidait pas non plus.
    Inspirant un grand coup, elle avait donc finit par se diriger vers la porte pour l'ouvrir, retirant toutes traces de méfiance sur son visage comme toute personne innocente se devait de le faire. Affichant un sourire réservé qui allait tout aussi bien au personnage qui se demandait ce que la police pouvait bien lui vouloir alors que l'exemple d'honnêteté était une bonne définition du caractère.

    - Bonjour....

    Bien l'hésitation et...
    Hey, pourquoi ce flic n'avait pas la tête d'un flic ? On aurait dit un mec tout droit débarquer d'un clan de yakuzas....

    - Je peux voir votre badge ?

    Ben quoi ?
    On était jamais trop prudente. Et puis, Hasegawa Jin était une jeune femme innocente qui ne laissait pas rentrer n'importe qui chez elle.
    Voyant qu'il tenait l'objet des recherches à la main, elle avait rapproché sa tête pour dévisager ce dernier avant de reporter son attention sur le visage du policier. Ok, ça avait l'air d'un vrai badge... mais pas d'un vrai flic. On maintient.
    Finissant par se relever, elle avait finit par s'écarter pour le laisser entrer non sans commenter d'un:

    - On vous a déjà dit que vous avez pas du tout la tête de l'emploi ?

    Quoi ?
    Autant le dire à voix haute quand le doute s'était vu sur son visage, ce n'était que faire preuve d'honnêteté envers un noble représentant des forces de l'ordre. Ce qui ne répondait pourtant pas à la question principale. Qu'est-ce qu'un flic pouvait bien lui vouloir ? Pas vraiment qu'elle était allergique, mais dans son métier, on préférait les éviter.
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     Horikita Kotaro ;;
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MessageSujet: Re: Quand le flic s'incruste chez la jolie demoiselle | pv Hasegawa Jin   Lun 25 Avr - 20:22

Alors qu’il attendait patiemment sur le seuil de la porte, Kotaro entendit un bruit sourd, comme un objet qui tombait sur le sol. Mais c’était plutôt lointain, comme bruit. Il avait sans doute dû surprendre la résidente de l’appartement, et il arqua un sourcil.
Après quelques minutes d’attente supplémentaire, le verrou de la poignée tourna et la porte s’ouvrit sur une jeune fille qui n’avait pas l’air bien vieille. Il l’observa un bref instant afin d’imprimer son visage dans son esprit. Elle était brune, avec les cheveux plutôt longs, retombant en cascade sur ses épaules. La peau pâle, son regard était cependant tout ce qu’il y avait de plus innocent. Elle avait tout l’air d’être très étonnée d’avoir à accueillir la police, ce qui semblait tout à fait normal. Elle n’avait pas dû y avoir affaire depuis le suicide de son géniteur. Elle le salua, avant de lui demander si elle pouvait voir son badge, soupçonneuse. Il avait raison, elle était du genre à ne pas laisser entrer n’importe qui chez elle, et elle avait toutes ses raisons d’être méfiante, de nos jours on n’était jamais trop prudent, avec tous ces tordus qui traînaient en ville.
Kotaro lui montra donc son badge de policier de brigade qu’il tenait déjà à la main, anticipant la réaction de la jeune femme.
Mais celle-ci n’avait pas l’air pleinement satisfaite : bien qu’elle s’effaça pour le laisser entrer, elle rétorqua qu’il n’avait pas du tout la tête à la l’emploi. Tout en ôtant ses chaussures comme tout bon Japonais le faisait en pénétrant dans une pièce fermée, Kotaro réprima un rire nerveux. Il était bien conscient d’avoir une tronche de voyou des quartiers. Si ses professeurs ne connaissaient pas très bien le jeune homme à l’époque du lycée, ils l’auraient sans doute pris pour le Yankee du coin. Il avait tellement l’habitude qu’on lui tienne ce genre de remarque, même au bureau on lui faisait des blagues douteuses par rapport à cela.

« Je le sais, vous n’êtes pas la première à le faire remarquer. »

Maintenant qu’il était à l’intérieur, il allait pouvoir justifier sa présence ici. Mais avant, il jeta un rapide coup d’œil à l’appartement. Hasegawa Jin semblait être une fille soigneuse et soucieuse de la propreté des lieux. Il se demanda un court instant à quoi ressemblerait l’appartement de son fils s’il en avait un, actuellement. Ce serait sûrement le boxon total. Souriant tout seul comme un benêt, il cessa son inspection de la pièce parce que c’était plutôt impoli de zieuter un peu partout alors qu’il n’avait même pas exposé le but de sa visite. Il se tourna vers la jeune femme, et dit :

« Ne vous inquiétez pas, je ne viens pas perquisitionner votre appartement. Je viens plutôt vous annoncer une … bonne nouvelle. »

Autant il était tout content tout à l’heure au bureau, à blaguer allègrement avec Kazuki, et à fêter l’arrestation de l’escroc qui était en cavale depuis douze ans, autant maintenant l’euphorie était retombée et il était plutôt calme et serein. Il comptait bien lui annoncer la chose sobrement, sans excès, sans cris de joie. Après tout, il était flic, il se devait de faire honneur à son grade.
Kotaro était désormais planté au beau milieu de l’appartement, ne sachant pas s’il devait s’asseoir sur un sofa ou une chaise ou rester debout. Il s’apprêtait à expliquer les raisons de sa venue quand son regard se posa sur un objet par terre. En tant que flic, il avait l’œil, et même si l’objet se trouvait dans une pièce annexe dont la porte était ouverte, il l’avait remarqué. Oui, un livre était par terre, encore ouvert.

« Ah, vous avez un livre par terre, là-bas … »

Il aurait tout aussi bien pu se déplacer et aller le ramasser pour le lui rendre, mais il n’était pas du genre à taper l’incruste de cette façon chez les inconnus. C’était la première fois qu’il croisait Hasegawa Jin et se mettre à ses aises dans sa propre résidence serait assez déplacé. Et puis, l’appartement n’étant pas immense, il imaginait que la pièce du fond était soit une salle de bains, soit une chambre. Et comme ce n’était pas commun de traîner un livre dans une salle de bains, il opta pour la chambre. Raison de plus pour ne pas s’y rendre. En tout cas, c’était sans doute cet objet qu’il avait entendu tomber tout à l’heure, quand il attendait à l’entrée. Après tout le bruit semblait lointain, ce qui s’expliquait assez facilement s’il était dans la chambre de la jeune femme.
Oui, Kotaro cogitait tout le temps, un vrai flic. Ah bon, c’était son job ? Ben tant mieux alors.

Hj – Bon c’est un peu court mais j’ai essayé de trouver quelque chose pour ne pas balancer l’info tout de suite, histoire de faire durer un peu ><
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     Miharu Erina ;;
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MessageSujet: Re: Quand le flic s'incruste chez la jolie demoiselle | pv Hasegawa Jin   Mer 27 Avr - 15:18

    Si elle était rassurée de tomber sur un flic qui n'en n'avait pas du tout le profil ? Curieusement oui. Mais il y a certaines personnes qui ne semblent pas raisonner comme des personnes dites normales. Jin en faisait probablement partie.
    Quoiqu'il en soit, elle avait finit par faire rentrer le policier dans son appartement puisque preuve du métier le plus ingrat du monde il avait sur lui.... Quoi ? Elle aurait pu penser inutile, alors pas besoin de lui jeter des pierres. Disons que depuis l'escroquerie dont avait été victime son père, Jin ne portait pas particulièrement le genre flic dans son coeur. Et puis, elle était devenue escroc et ça ne rimait pas à grand chose de les apprécier plus que ça. Et pourtant, de manière très mature, elle admettait que cette rancoeur qu'elle avait pour le genre était complètement idiote. Ils s'étaient contentés de faire leur boulot, ils n'avaient rien trouvé, mais son père avait choisit tout seul de mettre fin à ses jours. Et le type qu'elle venait de faire entrer dans son appartement n'y était pour rien. Evidemment, c'est ce qu'on pensait quand on ignorait que se tenait devant vous le flic qui avait tenté de mettre la main sur l'escroc qui avait arnaqué votre père. Mais laissons le suspens là où il se trouvait et reprenons plutôt là où nous en étions.
    L'homme était donc rentré dans cet appartement et Jin avait conservé une attitude des plus calmes. Elle n'en était pas à ses premiers mensonges, à force, ça devenait de plus en plus facile d'avoir l'air d'une innocente japonaise.
    Raison pour laquelle, à sa remarque, elle avait sourit dans un:

    - ça ne doit pas être facile tous les jours d'arrêter les méchants quand ils vous prennent pour un complice.

    Alors qu'il semblait occupé à faire l'examen de son appartement, elle l'avait dévisagé pendant de longues secondes. C'est vrai qu'on pensait ouvrir à un yakuza. Pourtant, à mieux le regarder à présent, il avait effectivement l'attitude d'un flic. Une chance qu'elle ne soit pas du genre à laisser traîner.
    Si elle semblait parfaitement décontractée, elle ne pouvait s'empêcher de se demander les raisons de sa visite ici. Evident que s'il venait pour l'arrêter, elle ne serait déjà plus dans son appartement. Il ne semblait pas avoir une attitude hostile donc elle avait envie de penser qu'il ne venait pas pour l'accuser de quelque chose, ou parce qu'il la soupçonnait.
    Alors pourquoi ?
    En fait, l'attitude qu'il avait ne faisait que la rendre plus curieuse.
    Une bonne nouvelle ? Voilà qui n'arrangeait pas l'envie de savoir. Depuis quand un policier venait pour lui annoncer une bonne nouvelle ? En fait, la seule fois où un policier lui avait annoncé quelque chose, ça sonnait plus comme un ordre qu'autre chose. "Suis la dame qui se trouve là bas" alias la dame des services sociaux.
    A l'époque, si elle avait su, elle serait partie à l'aventure avant de tenter les nombreuses familles d'accueil qui ne lui avaient pas apporté grand chose. Finalement, attendre 15 ans pour vivre sa vie toute seule, ça ne lui avait pas été d'une grande utilité. Et oui, quand on se jugeait assez débrouillarde comme Jin, on se sentait capable de se démerder quand on était une enfant.

    - Tant mieux, j'ai pas eu le temps de retirer le cadavre de mon congel'...

    Et imagine il croit ta mauvaise plaisanterie ?

    - Ahah, je plaisante.

    Mieux...

    - Je me suis débarrassée du corps hier.

    Bon, c'est bien gentil de plaisanter, mais y'a mieux à faire non ? C'est pas en plaisantant qu'il te dira la raison de sa venue.
    Tout juste ! Mais c'était trop tentant.
    Alors qu'elle s'apprêtait quelque chose à boire, celui-ci lui avait remarqué la présence d'un livre par terre.

    - Hum ?

    Se retournant pour remarquer à son tour le dit livre, elle ne s'était toutefois pas précipitée pour le ramasser. Ouais, ou comment éveiller les soupçons qu'en ayant l'air de vouloir le cacher à tout prix. C'était donc calmement qu'elle était retournée dans sa chambre pour ramasser l'objet qu'elle avait rangé avec d'autres livres sur une étagère.
    Mieux valait le mettre ici en attendant plutôt que de s'évaporer pendant cinq minutes.
    Retournant auprès du policier, elle avait désigné le canapé avant de finalement reprendre le cours de la conversation:

    - Vous voulez boire quelque chose... excusez moi, je n'ai pas fais attention à votre nom.

    Tout simplement parce qu'il ne l'avait pas dit et qu'il n'était pas marqué sur son badge.
    Mais même si c'était un policier qui venait en paix, il était toujours préférable de savoir qui on recevait.


    [HRP: Ben j'ai même pas trouvé ça court xD. Et puis Koko fait bien <3.]

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     Horikita Kotaro ;;
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MessageSujet: Re: Quand le flic s'incruste chez la jolie demoiselle | pv Hasegawa Jin   Jeu 28 Avr - 12:31

La jeune femme lui fit remarquer que ce ne devait pas être facile tous les jours d’attraper des gens qui nous prenaient pour leur complice. Souriant posément, il ne répondit pas immédiatement. Il avait tellement l’habitude de ce genre de réflexions qu’il ne s’en vexait même plus. Au contraire, il essayait de voir ça comme un avantage supplémentaire pour bien faire son boulot.

« Au moins, mon job n’est pas écrit sur mon front, et c’est encore plus drôle de les arrêter quand ils tombent vraiment dans le panneau. »

Pendant qu’il jetait un œil à l’appartement, il ne prêtait pas vraiment attention à Hasegawa-san. Il se souvint seulement qu’elle était là lorsqu’elle commença à faire une plaisanterie douteuse. Elle racontait, sans être sérieuse, qu’elle n’avait pas eu le temps de retirer le cadavre du congélateur, ajouta qu’elle plaisantait avant de dire qu’elle s’en était débarrassé hier.
Kotaro était sceptique, cette fille avait un humour particulier, bien noir. Devait-il rire ou s’en inquiéter ? Parce que franchement, c’était peu commun de balancer ce genre de blagues devant un flic. Mais après tout, il n’avait tellement pas la tête à l’emploi qu’elle devait se sentir plus à l’aise, non ?

« Vous voulez peut-être que j’inspecte votre congélo’ ? » lança-t-il sur le même ton plaisantin.

Et puis il aperçut ce livre, tombé par terre, c’était sans doute cela qui avait fait du bruit lorsqu’il avait signalé sa présence un peu plus tôt, attendant qu’on lui ouvre. Lorsqu’il avait annoncé qu’il était par terre à la locataire des lieux, elle s’était dirigée tranquillement vers lui pour le reposer sur une étagère au milieu d’autres ouvrages. Elle devait affectionner la lecture pour avoir une bibliothèque aussi conséquente. Lui-même n’avait que très peu de livres chez lui, n’ayant pas vraiment assez de temps de libre pour se consacrer pleinement ne serait-ce qu’à un seul. En tout cas lorsqu’il se plongeait dans un roman, il évitait les policiers histoire de sortir un peu de son boulot, sinon il finirait par devenir fou à voir des suspects partout. Une fois, il avait lu un livre policier et s’était énervé contre le personnage flic de l’histoire parce que lui-même avait résolu l’énigme depuis longtemps alors que le personnage non. Mais bon, dans un livre le suspense était le bienvenue, alors que dans la réalité c’était le meilleur moyen de passer à côté d’éléments d’enquête essentiels.

« Vous voulez boire quelque chose... excusez moi, je n'ai pas fais attention à votre nom. »

Kotaro se tourna vers Hasegawa-san. C’est vrai, quelle impolitesse, il était entré chez elle sans même se présenter ni rien ! Franchement, il faisait défaut à ses habitudes, lui qui était d’ordinaire un minimum poli envers les gens et aimait quand les autres l’étaient aussi envers lui. Il avait toujours enseigné la politesse à son fils Jun, mais il n’était pas sûr qu’entre temps cet enseignement ait perduré dans sa tête. Oh, il ne doutait pas que Sayuri avait été une bonne mère, éduquant leur progéniture du mieux qu’il soit, mais on connaissait tous les jeunes, ils apprenaient vite les noms d’oiseaux que la langue proposait et tout de suite ça dérapait. Lui aussi jurait souvent, mais bon, à trente-cinq ans passés il s’estimait assez maître de lui-même pour faire sa vie comme bon lui semblait.

« Ah excusez-moi, quel impoli je fais ! Je suis le policier Horikita Kotaro, enchanté ! »

Il s’inclina légèrement pour achever les présentations, puis se redressa aussitôt. Se souvenant que la jeune femme lui avait également proposé à boire, il ajouta qu’il aimerait bien un café si cela ne la dérangeait pas.
Il finit par s’asseoir sur une chaise au bord de la table, un peu fatigué de se tenir tout le temps debout. Pendant que la jeune femme s’affairait, il se demanda comment il allait lui annoncer la nouvelle. « Bonjour, je suis le flic qui s’est occupé de l’affaire de votre père il y a douze ans, nous venons de le mettre sous les verrous … » Hum, trop formel, trop humour noir. Trop tout. Kotaro n’était jamais satisfait de la manière dont il annonçait les choses aux gens. Déjà, elle ne devait pas savoir qu’il était celui qui avait pourchassé l’escroc de Mr Hasegawa sans relâche, et qui avait pesté comme pas deux quand on lui avait annoncé que l’enquête serait classée. Peut-être fallait-il commencer par ça, sans entrer dans les détails ? Bof, il allait y aller au feeling, on verrait bien ! Après tout, la miss avait montré qu’elle avait de l’humour avec son histoire de cadavre dans le congélo.

« Si je suis venu, c’est pour vous annoncer que l’escroc qui avait arnaqué votre père douze ans plus tôt est désormais sous les verrous. Nous avons fini par le capturer et cette fois-ci les preuves ne manquaient pas. »

Kotaro se demandait comment elle allait réagir. Imaginez si elle n’avait pas encore fait le deuil du suicide de son père ! Il risquait de rouvrir la plaie, de remettre cette histoire sur le tapis. Finalement, il se demanda s’il avait bien fait de venir et s’il n’aurait pas mieux fait de s’abstenir. Elle l’aurait appris dans la presse au bout du compte.

Hj – bon c’est pas terrible, je suis désolée ><
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MessageSujet: Re: Quand le flic s'incruste chez la jolie demoiselle | pv Hasegawa Jin   Lun 2 Mai - 16:48

    Il marquait un point. Elle imaginait bien la tête des criminels quand il devait leur annoncer qu’il les mettait en état d’arrestation. La plupart devait mettre un moment pour y croire. Certains pensaient sans doute à une mauvaise blague. D’autres étaient frustrés de s’être fait avoir en se fiant aux apparences. Oui, finalement, c’était plutôt un avantage de bosser dans la police avec un tel physique. Raison pour laquelle Jin avait hoché la tête dans un sourire amusé en s’imaginant les différentes scènes possibles auxquelles il devait être habitué.
    Elle-même, qui n’était pourtant pas du genre à se fier aux apparences, avouait préférer ce type là de policier plutôt que ceux à l’air trop strict. Probablement qu’elle débarquait de Mars, mais sa vie n’était pas exactement la même que celles des jeunes filles de son âge.

    - En fait, c’est plutôt fourbe. Vous devez faire un bon policier quand on y réfléchit.

    Oui, elle ignorait qu’on lui faisait souvent des reproches, mais de son point de vue, ça avait l’air plutôt pratique d’avoir une tête de yakuza. Et puis, il fallait le reconnaître, il avait l’air plutôt kakkoii dans le genre. Elle était certaines que les lycéennes en mal de bad boy craquaient pour lui. Ça devait moins le faire quand il annonçait qu’il était flic, mais il n’était peut être pas le genre à chercher des conquêtes en uniformes même si c’était un fantasme plutôt répondu. Après tout, elle ne pouvait pas dire le contraire quand elle enfilait souvent un uniforme de lycéenne kawaii pour les besoins d’un boulot. Aaaah, la lycéenne, ça marchait à tous les coups !
    Comparé à tout à l’heure, ou sous la panique, elle avait lâché son livre, elle se sentait à présent parfaitement à l’aise. Question de confiance et de jeu d’actrice pour les plus grandes raisons, mais l’attitude du policier y était pour quelque chose. Il n’y avait pas à s’en faire, il n’était pas là pour l’inculper et elle était relativement douée pour se montrer sympa avec un inconnu.
    Evidemment, elle avait beau être observatrice, elle ne l’avait toujours pas cerné. Il lui faudrait un peu plus de temps que ça pour le comprendre. Il y avait toute la phase d’observations qu’elle avait l’habitude de faire quand elle suivait la personne qu’elle allait escroquer dans les jours à venir. Tout ce qu’elle pouvait dire, c’est qu’il ne semblait pas être quelqu’un de mauvais malgré son physique qui pouvait prétendre le contraire.
    Mais se méfier dans ces cas là était la première règle qu’on apprenait.
    A présent partis sur une plaisanterie stupide et étrange, elle s’était mise à rire quand il lui avait proposé une perquisition :

    - Non ça ira, j’ai pas encore eu le temps de retirer les traces de sang.

    Une chance qu’il ait de l’humour ou qu’elle ne possède pas réellement un congélateur qui servait de planque aux cadavres dans le cas contraire. Si elle était tombée sur un specimen sans humour, il aurait sans doute demandé à voir ce fameux congélateur sur le champ. Elle imaginait déjà sa tête dans une situation pareille. Il n’aurait trouvé que ce qu’on peut trouver dans un congélateur mais allez vous attirer la sympathie d’un flic quand il voit que vous vous êtes moqué de lui. Hum, tout de suite, ça semble plus compliqué.
    Après avoir ramassé le livre, elle lui avait donc demandé son identité. Toujours utile, surtout s’ils étaient amenés à se revoir. Tout dépendrait de ce qu’il comptait lui annoncer. Sujet qui déclenchait toujours autant sa curiosité. S’il ne venait pas pour parler d’une affaire où elle était suspecte ou témoin, pourquoi pouvait il venir alors ? Si elle n’était pas démasquée, elle se demandait bien les raisons de sa présence ici. Pourtant, elle devrait faire preuve de patience et attendre que les premières minutes de la conversation de base se soient écoulées.
    Il avait finit par se présenter, et elle s’était inclinée avec politesse pour lui répondre. Ce nom ne lui disait rien ou alors c’était son imagination qui était à l’œuvre. Peut être un vague souvenir familier… si elle ne se faisait pas des idées, elle avait du l’entendre une fois ou deux, tout au plus, au cours de sa vie.

    - Et un café pour Horikita-san ! Oh… vous préférez peut être que je vous appelle Inspecteur ?

    Sait-on jamais, s’il avait le titre, il était peut être à cheval sur la manière de l’appeler.
    Quoiqu’il en soit, elle avait filé en direction de la cuisine, une pièce ouverte sur le salon, et avait mis en route sa cafetière avant de préparer un plateau. Parce qu’elle se débrouillait toute seule depuis pas mal de temps, elle avait appris à faire la cuisine et ce genre de choses qui pouvaient toujours vous être utiles. Oui, même en tant qu’escroc. Le nombre de bentô qu’elle avait amené pour cuisiner une personne sensible à la nourriture, elle ne pouvait plus les compter.
    Plaçant donc quelques cookies fait maison dans une assiette qu’elle avait ensuite rajouté au plateau, elle avait relevé la tête vers Horikita-san alors qu’il s’était remis à parler.
    Elle ne s’y était pas attendue.
    De toutes les choses qu’elles avaient pu imaginer depuis qu’elle lui avait ouvert, aucune ne pouvait se rapprocher de la nouvelle qu’il venait de lui annoncer.
    Les tasses dont elle venait de se saisir avaient glissées de ses mains sans qu’elle s’en rende compte. Ce n’est que le bruit de casse qui avait finit par la faire revenir à elle.
    Se baissant brusquement pour ramasser les morceaux, elle n’avait pas commenté la nouvelle quand elle s’était excusée :

    - Ah gomen… je suis du genre maladroite.

    Faux.
    Comment s’expliquer autrement sans avouer que pendant plusieurs secondes, votre cœur venait de s’arrêter de battre.

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Quand le flic s'incruste chez la jolie demoiselle | pv Hasegawa Jin

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